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La machine de la vérité
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- « Journal du capitaine : Date stellaire 3198.4. Opération de cartographie du secteur 36.85.00.23, quatrième jour, nous n'a... »
Le capitaine en était à ce moment précis de son rapport journalier lorsque le signal « Communication Priorité un » retentit.
A part pour l'officier scientifique Spock, ce signal extrêmement rare provoqua immédiatement un flottement chez tous les officiers présents sur la passerelle, y compris chez le capitaine qui arrêta net son rapport.
La première à reprendre ses esprits fut Uhura, l'officier de communication qui sans attendre se mit au travail afin d'établir la communication.
- « Lieutenant ? » Interrogea-t-il en faisant tourner son fauteuil de commandement vers la console com.
- « Signal répété de faible intensité, pas plus de 30 kUS de portée, d'après l'ordinateur, probabilité à plus de quatre-vingt neuf pour cent qu'il s'agisse d'un signal de détresse. »
- « Origine ? »
- « Impossible de le déterminer sans une triangulation, capitaine. »
- « Timonerie, déplacement de 300 US, direction bâbord et arrêt complet. »
- « 300 US bâbord. » Répondit Sulu en confirmation de l'ordre reçu, avant d'ajouter moins de 5 minutes plus tard, « Arrêt complet. »
Sans attendre, Uhura recalibra son récepteur.
- « Le signal provient de la cinquième planète du système le plus proche. »
Kirk se tourna alors vers Spock.
- « Nous avons déjà sondé ce système solaire capitaine, » commença celui-ci avant même que le capitaine eut fait la moindre demande, « la cinquième planète est de catégorie M3, elle possède une atmosphère parfaitement compatible avec le métabolisme humain bien qu'un peu faible en oxygène, faune et flore abondante mais aucune trace de civilisation. »
- « Capitaine, » intervint alors Uhura, « je capte également un signal vidéo ».
- « Sur écran. »
- « Sur écran. » Confirma l'officier de communication.
Sur l'écran apparut alors une scène de désolation.
Dans ce qui semblait être une vaste caverne, une ville splendide était l'objet de l'attaque furieuse de monstrueux lézards qui semaient mort et destruction. Une foule effrayée essayait en vain d'échapper aux monstres, de nombreux cadavres jonchant déjà le sol de la caverne.
- « Kirk à McCoy, docteur, nous partons en expédition de secours, prenez votre matériel de campagne et votre arme de service et retrouvez moi en salle de téléportation. » ordonna-t-il par l'interphone.
- « Spock, vous nous accompagnez, Sulu à vous la passerelle. »
Spock regarda Kirk directement dans les yeux, bien que de mère terrienne, et par conséquent pas aussi insensible aux émotions que les vulcains de souche, l'officier scientifique mettait toujours un point d'honneur à paraître plus vulcain que vulcain.
- « Je comprends ce qui vous force à vouloir intervenir capitaine, mais une intervention de notre part serait en contradiction avec les principes de la Prime Directive. »
- « Spock, le simple fait que les habitants de cette planète aient lancé un appel de détresse dans l'espace prouve qu'ils sont assez avancés pour concevoir une vie en dehors de leur monde d'origine, la Prime Directive ne s'applique donc plus.»
- « Question d'interprétation capitaine. »
- « Suffit, ces gens sont en danger, nous descendons, c'est aussi simple que cela. »
- « A vos ordres. »
Après avoir une dernière fois vérifié leurs équipements respectifs les trois hommes prirent place sur les plots de téléportation.
- « Scotty, je compte sur vous pour nous tirer de là en cas de problème »
- « Je ne vous quitte pas des yeux. » Répondit l'ingénieur en chef tout en lançant le processus de téléportation, moins de trois secondes plus tard l'équipe de secours se trouvait sur le sol de la planète.

* * * * *

- « Je ne comprends pas. Nous devrions nous trouver aux portes de la ville et non dans ce désert. Spock, les coordonnées ? »
- « Je viens de les vérifier capitaine, nous nous trouvons bien à l'emplacement de la ville que nous avons aperçue sur l'écran. »
- « Elle aurait disparu ? » Demanda McCoy
- « Je crois plutôt qu'elle n'a jamais existé capitaine, ce qui sous-entend que l'on nous a attirés dans un piège. »
- « Je suis là pour répondre à vos interrogations. » fit alors une voix puissante derrière eux.
La créature qui venait de parler faisait bien deux mètres, de forte carrure, elles donnait tout de suite une impression de menace, impression renforcée par l'instrument pointu qu'elle dirigeait vers les trois officiers de l'Enterprise.
- « Je suis le Colonel Kragg des forces armées de Fomalhaut, considérez-vous tous les trois comme mes prisonniers et remettez-moi immédiatement armes et communicateurs. »
En mission se retrouver sans armes pouvait être dangereux mais sans communicateur impossible de joindre l'Enterprise.
Spock et McCoy regardèrent Kirk en attente d'un ordre.
- « Messieurs, je m'impatiente. » Dit Kragg après quelques secondes.
Semblant obéir aux ordres, le docteur McCoy sortit son communicateur de son étui et fit mine de le tendre au colonel, mais au dernier moment il appuya sur le bouton APPEL.
Il n'eut cependant pas le temps d'établir la communication, le colonel Kragg fit usage de son arme sur le docteur qui s'écroula immédiatement sur le sol sablonneux.
- « Que lui avez-vous fait ? » S'écria Kick.
- « Rien d'irrémédiable Capitaine, je me suis contenté de l'anesthésier, mais n'ayez pas la bêtise de prendre cela pour de la faiblesse de ma part, je suis parfaitement capable de vous tuer et je n'hésiterais pas une seconde si cela s'avérait nécessaire. »
Joignant le geste à la parole Kragg fit feu sur un petit rocher au pied du capitaine, rocher qui disparut immédiatement dans un éclat de lumière bleutée.
- « Jim, nous n'avons pas pour l'instant le choix. » Dit Spock en déposant sur le sol arme et communicateur.
- « Capitaine ? » Dit Kragg voyant que Kirk hésitait encore.
Une fois tout le monde désarmé Kragg força les hommes de l'Enterprise à prendre la direction de la colline toute proche.
Pendant que Kirk aidait McCoy encore chancelant, Spock se rapprocha doucement du colonel.
- « Pourquoi nous avoir attirés dans ce piège ? » Demanda le vulcain.
- « Vos systèmes de communications étant loin d'être des exemples de discrétion , il y a déjà de nombreuses années que nous sommes au courant que plusieurs Empires contrôlent la galaxie, ainsi lorsque nos avant-postes automatiques ont détecté votre entrée dans notre système stellaire nous étions prêts à vous recevoir. »
- « Cela explique le comment mais pas le pourquoi ? »
- « Tout cela va vous être expliqué dans quelques instants, nous sommes arrivés à destination. » Répondit Kragg en montrant à Spock l'entrée de ce qui allait quelques instants plus tard se révéler être une vaste caverne.

* * * * *

- « Allez-vous enfin nous dire ce que vous attendez de nous ? » Demanda Kirk.
- « Bien sûr Capitaine, je ne suis ici que pour cela, mais avant veuillez prendre place. » Répondit Kragg en prenant place derrière un vaste bureau métallique.
- « Tout d'abord capitaine, je voudrais vous faire bien comprendre que toute velléité d'évasion de votre part ou de l'un de vos hommes serait vouée à l'échec. » Dit Kragg en désignant les trois soldats armés qui avaient pris la relève du colonel.
- « Pour l'instant j'aimerais surtout connaître la raison de cet enlèvement. »
- « Tout d'abord quelques précisions sur notre propre situation, voyez-vous capitaine nous ne sommes pas originaires de ce monde, nous sommes les derniers survivants des habitants de la troisième planète du système de Fomalhaut. Il y a maintenant plus de cinq cents générations notre soleil s'est mis a émettre des radiations mutagènes dangereuses pour la pureté de notre race, nous obligeant tout d'abord à nous enterrer, ensuite à immigrer sur Fomalhaut V. Il ne s'agissait que de gagner du temps, le temps nécessaire à nos savants et ingénieurs pour mettre au point les technologies permettant d'atteindre les autres systèmes solaires de la galaxie. »
- « Et vous comptez sur nous pour vous y aider. » Dit Spock
- « Vous avez parfaitement compris. »
- « C'est impossible, nos lois nous interdisent tout transfert de technologie sans l'approbation du département des premiers contacts. Vous pouvez cependant faire une demande d'assistance que nous transmettrons aux instances supérieures de la Fédération. »
- « Une demande d'assistance ? Vous nous prenez pour un peuple d'ignares ? Oh je ne doute pas qu'elle serait étudiée avec le plus grand soin, ensuite fort de votre avance technologique vous débarquerez et ferez de nous un peuple d'asservis. »
- « La politique de la Fédération n'a jamais été l'asservissement des peuples mais l'enrichissement par la différence. »
- « Baliverne que tout cela, c'est une loi naturelle que le plus puissant domine le plus faible. Mais nous nous égarons, nous voulons la technologie du moteur inter-galactique et vous allez nous la donner. »
- « Jamais. » Dirent en même temps Kirk et McCoy qui reprenait tout doucement ses esprits.
- « Il n'existe pas que des lois universelles, il existe également des peurs universelles, la plus universelle qui soit étant celle de la douleur. » Ricana le colonel.

* * * * *

Le colonel « invita » ensuite ses « hôtes » à le suivre dans la pièce adjacente à son bureau, petite pièce dépourvue de tout mobilier si ce n'était un lit étroit d'où partait une multitude de fils multicolores.
- « Voici la machine de vérité, appelée ici parce que jusqu'à maintenant toutes les personnes qui furent invitées à y prendre place ont... mais je vous laisse deviner la suite. »
- « Nous ne vous dirons rien. » Lui répondit Kirk.
- « Nous verrons, en attendant capitaine je vous laisse décider entre vous qui est le plus qualifié à nous fournir les renseignements demandés, sinon c'est la machine qui décidera. Vous avez cinq minutes. »
Sur ces mots, le colonel sortit de la petite pièce laissant Kirk et ses hommes sous la garde des hommes d'armes.

* * * * *

Une fois seuls, le premier à prendre la parole fut le docteur McCoy.
- « Laissez-moi y aller Jim. »
- « Non, Bones, c'est moi qui vous ai entraînés dans ce piège, c'est à moi d'y aller. »
- « Voici qui est tout à votre honneur Capitaine, vous aussi Docteur, mais une fois encore complètement illogique. Je suis un vulcain, en plus d'un seuil élevé à la douleur comparé à un humain, je suis le seul à avoir assez de contrôle mental pour résister à l'interrogatoire sans craindre de lésion cérébrale permanente. »
- « Mais Spock,... » Commença McCoy.
- « J'ajouterais qu'en tant qu'officier scientifique je suis le plus à même de trier les informations techniques insignifiantes de celles représentant un réel danger pour la sécurité du quadrant. Pour tout cela capitaine, vous devez me choisir. »
Kirk réfléchissait à toute vitesse, il est vrai que le vulcain était d'eux trois le plus à même de résister à la machine, d'un autre côté, s'il cédait, son premier officier avait assez de connaissance scientifique pour faire faire à cette civilisation barbare un bond de plusieurs siècles.
- « Jim, il revient. » Dit McCoy

* * * * *

En effet une seconde plus tard, la porte s'ouvrit sur le colonel Kragg.
- « Vous avez pris une décision Capitaine ? » Demanda-t-il plus résolu que jamais.
- « Ce sera moi. » Répondit Spock à la place du capitaine.
- « Capitaine ? » Demanda Kragg.
Jim ne répondit pas, se contentant d'incliner légèrement la tête.
- « Bien, ce sera donc le Vulcain. »

* * * * *

Pendant que les assistants du Colonel finissaient d'immobiliser l'Officier scientifique sur la machine Kirk calculait les chances d'un brusque assaut sur les gardes qui les tenaient sous la menace de leurs armes. Et c'est la rage au ventre qu'il dut admettre qu'il n'aurait aucune chance.
- « Le temps est venu pour vous de nous instruire du moteur à distorsion. » Dit Kragg, « mais avant une question simple histoire de calibrer la machine. Veuillez je vous prie répondre OUI à toutes les questions que je vais vous poser. »
- « Non. »
Face à ce refus, le colonel fit un discret signe de tête à l'opératrice de la machine.
La jeune femme effleura la machine, le sommet de celle-ci se mit immédiatement à rayonner d'un rouge vif, tandis que sur le lit Spock laissa sortir un court cri de douleur.
Instinctivement Kirk et McCoy voulurent se porter à son secours mais toujours ferment maintenu par les gardes ils ne purent qu'assister impuissants au supplice de l'officier scientifique.
Ensuite comme par magie le rictus de douleur présent sur le visage de Spock se transforma en sourire béat.
- « Etes-vous prêt à collaborer maintenant ? »
- « Oui. » Répondit Spock toujours souriant.
- « Bien, bien. Vous, vous appelez Spock, est-ce exact ? »
- « Oui. »
- « Vous êtes officier sur l'USS-Enterprise ? »
- « Oui. »
- « Vous, vous appelez Portland ? »
- « Oui. »
- « Vous êtes originaire de ce monde ? »
- « Oui. »
Le colonel se tourna alors vers l'opératrice.
- « Les signaux sont cohérents avec les stimuli mémoriels, son esprit est compatible. »
- « Le test est terminé, M. Spock, vous devez maintenant dire la vérité. Vous avez compris ? »
- « Oui. »
- « Quel principe est à la base du déplacement de l'Enterprise ? »
Kragg n'avait pas fini de poser sa question que le visage de Spock se crispa, ensuite il ouvrit la bouche pour répondre mais aucun mots ne sortit.
En réaction au nouveau refus du vulcain l'opératrice de la machine augmenta d'un cran la puissance de celle-ci ce qui eut raison des dernières forces mentales du vulcain.
- « L'Enterprise se déplace à l'intérieur d'une bulle de distorsion quantique. »
- « Comment créez-vous cette bulle de distorsion ? »
- « Au moyen d'une réaction contrôlée matière-antimatière. »
- « C'est bien M. Spock, je vais maintenant vous laisser aux mains des ingénieurs qui seront plus à même que moi d’apprécier à leurs justes valeurs vos révélations. »
- « Vous, ramenez les deux autres en cellules. » Ordonna-t-il ensuite aux gardes.

* * * * *

- « Spock a présumé de ses forces, il est incapable de résister à cette machine, la Fédération Unie des planètes va être responsable de l'émergence d'une nouvelle race guerrière dans le quadrant. » Dit McCoy à Kirk une fois ceux-ci de nouveau seuls.
- « Tout n'est pas perdu, il y a une différence entre le principe de fonctionnement et la mise au point d'un moteur de distorsion, ils ne sont pas encore partis de ce rocher, et il y a l'Enterprise, nous n'avons pas pris contact aux heures prévues, Scotty et les autres nous auront vite retrouvés, ce n'est plus qu'une question d'heures, j'en suis certain. » Répondit Kirk.
Ce en quoi il se trompait.

* * * * *

Utilisant la pointe de la boucle de son tricordeur comme d'un stylet McCoy barra d'un trait horizontal les six autres traits verticaux symbolisant ainsi la fin de la semaine, ensuite il recula de deux pas afin d'admirer son travail, cela faisait maintenant dix-huit fois depuis leur mise au secret qu'il effectuait ce travail.
- « Dix-huit semaines, ça fait dix-huit semaines aujourd'hui que l'on est enfermé dans ce trou à rats, sans aucunes nouvelles sur l'extérieur. Quand je pense que vous disiez que l'Enterprise viendrait rapidement nous délivrer, ils sont tous morts oui, Spock y compris. »
- « Non docteur. »
- « Je vous trouve une fois encore bien optimiste. »
- « Si Spock était mort ou s'il avait trouvé comment leurs résister, ils seraient venus chercher l'un d'entre nous pour prendre sa place. »
- « Et pour l'Enterprise ? »
- « Kragg doit les maintenir à distance en menaçant de nous exécuter. » Répondit Kirk. « Celui qui détruira l'Enterprise n'est pas encore né, croyez-moi. » Ajouta-il autant pour rassurer McCoy que lui même.
A ce moment le témoin rouge placé au-dessus de la porte s'alluma, signal ordonnant aux deux prisonniers de reculer au fond de la cellule.
- « Un peu tôt pour le repas de midi. » Dit McCoy.
- « En effet. » Répondit Kirk en se concentrant pour une éventuelle tentative d'évasion.
Oh, il ne se faisait plus d'illusion, les gardes étaient trop professionnels pour leur en donner l'occasion, mais sait-on jamais.
Bien qu'ils n'en eussent pas trouvé trace, il devait exister une camera ou un autre système de surveillance dans la cellule, car à aucun moment depuis leur incarcération la porte de la cellule ne s'était ouverte avant qu'ils ne se fussent placés au fond.
Une fois en position, la porte s'ouvrit, non pas sur un garde mais sur le Colonel Kragg en personne.
- « Bonjours Messieurs. Je suis venu vous convier au départ du premier croiseur de la Nouvelle Flotte Spatiale de Fomalhaut. » Dit-il en entrée de jeu alors que quatre gardes, arme au point, prenaient position afin de les escorter.

* * * * *

Isolés des autres convives et toujours sous la menace des armes de l'escouade de sécurité du Colonel Kragg, Kirk et McCoy regardaient Spock entouré de savants et d'ingénieurs Formalhaut.
- « Vous voyez, il est vivant. » Dit Kirk à voix basse.
- « En effet, vivant, en bonne santé et même pas sous surveillance rapprochée. » Ironisa McCoy
- « Je n’approuve guère vos sous-entendus Docteur, vous connaissez Spock depuis aussi longtemps que moi, il est incapable de trahir. »
- « La trahison est affaire d’émotion, Spock n’est qu’un ordinateur sur pattes, que la logique lui dicte de révéler les secrets de la Fédération et il le fera, point barre. »
Tout à leur polémique, les deux officiers ne remarquèrent pas l’arrivée du Colonel Kragg.
- « Alors messieurs comment trouvez-vous notre nouveau croiseur ? » Demanda-t-il en montrant du doigt l’engin sur l’écran.
- « Votre projet insensé est voué à l’échec, même avec nous en otages, la Fédération ne permettra pas une telle infraction à la prime directive, vous ne serez pas encore en orbite haute que l’Enterprise sera sur votre dos. » Répondit Kirk.
- « L’Enterprise ? … L’Enterprise ?… Vous voulez parler de votre ancien vaisseau, cela fait longtemps, qu’il n’est plus en orbite votre Enterprise. » Ironisa Kragg.
- « Vous mentez, jamais il ne nous aurait abandonnés. »
- « C’est portant ce qui s’est passé. Oh, ne leur en veuillez pas, s’ils sont partis c’est que pour eux vous êtes morts, tous les trois. »
- « Impossible. » Intervint McCoy
- « Possible et très facile même, juste après votre capture nous avons transmis un message de votre part disant que vous aviez trouvé la source du signal de détresse, il s’agissait d’un message automatique vieux de plusieurs siècles, que la ville était morte, qu’il n’y avait plus personne à sauver, et qu’il ne restait plus à Monsieur Spock qu'à analyser le générateur de la balise. Après quelques minutes votre vaisseau a reçu un deuxième message de votre part, une demande de téléportation d’urgence, Spock ayant provoqué une fusion du réacteur. Il ne nous restait plus qu’à provoquer une explosion assez importante pour donner le change. »
- « Ils ont dû faire une enquête ? »
- « En effet, pendant vingt jours, votre équipage a fouillé la zone de l’explosion, ils n’ont évidemment rien trouvé que des débris hautement radioactifs. »
- « Attention 600 secondes avant allumage. » Firent les haut-parleurs.
- « Maintenant je vous laisse, j’ai un bâtiment à faire voler. »
Et sans plus attendre, il laissa là les deux hommes.

* * * * *

- « Trente secondes avant allumage,… Vingt secondes… Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un. Allumage. »
A ce moment, d'après les renseignements extorqués à la Fédération, le bâtiment Formalhaut aurait dû monter vers la haute atmosphère, à la place de cela il se désintégra complètement, emportant du même coup une bonne partie des installations portuaires souterraines.
- « Mais que ... » Dit le Colonel Kragg avant de comprendre et de se tourner l'œil mauvais vers Spock qui s'il avait été terrien aurait souri.
Mais il était vulcain, aussi se contenta-t-il de dire : « Vous avez perdu Colonel, il ne vous reste plus qu'à nous libérer sans attendre. »
- « Vous libérer, je vais plutôt vous faire exécuter les uns après les autres, vous en dernier, espèce de traître. »
- « Vous ne pouvez vous le permettre . »
- « Et pourquoi ? » Demanda Kragg maintenant légèrement inquiet par l'attitude presque désinvolte du vulcain.
- « Je n'ai pas uniquement détruit votre premier croiseur, je me suis également arrangé pour que l'explosion propage une perturbation quantique. Toutes les civilisations galactiques dans un rayon d'un demi-quadrant savent maintenant qu'une tentative de création d'un champ de distorsion a eu lieu ici même. Chacune va envoyer un ou plusieurs bâtiments pour enquêter. Et il est à espérer pour la survie de votre civilisation que ce soit un vaisseau de la Fédération qui arrive en premier, vous pourrez alors vous rendre à lui et vous mettre sous sa protection lorsque arriveront les Kingons, les Romuliens et les Breens. »
- « Nous rendre, jamais, n'oublions pas que vous êtes nos otages. »
- « Croyez-vous que trois vies pèseront bien lourd dans la balance face à une crise pouvant déboucher sur un conflit inter-galactique ? »
- « Non. » Répondit enfin Kragg à contre-coeur, « je vais en référer au Directoire. »

* * * * *

Il ne fallut pas plus de trois heures au Directoire pour prendre sa décision et il faut croire que Spock fut convaincant car nos trois amis se trouvaient maintenant dans un luxueux appartement.
- « Spock comment avez-vous réussi ? » Demanda Kirk.
- « Le plus simplement du monde Capitaine, la machine de vérité n'était tout simplement pas assez puissante pour briser l'esprit d'un Vulcain bien entraîné. J'ai donc joué le jeu et leur ai fourni des informations erronées qui ont conduit à l'explosion du prototype et à la propagation de l'onde quantique.»
- « Mais vous auriez pu mourir dans l'explosion... Et mon dieu, nous aussi. » Intervint McCoy
- « Exact Docteur, les chances de se trouver hors de la zone d'explosions étaient de 7 sur 153 pour moi, un peu plus pour vous. Mais cela était relativement sans importance. »
- « Sans importance ! ... Que pouvait-il y avoir de plus important que de rester en vie ? »
- « Garder sous contrôle une race particulièrement belliqueuse. » Répondit Spock.
A ce moment un officier Formalhaut inconnu de nos trois amis se fit annoncer.
- « Messieurs, je suis le Colonel Kaert, j'ai le plaisir de vous annoncer que nous avons établi le contact avec l'Enterprise et qu'il sera là pour vous réceptionner dans moins de 12 heures. » Dit-il d'emblée.
- « Merci Colonel. » Répondit Kirk.
- « Et le Colonel Kragg, où est-il ? » Demanda McCoy à son tour.
- « Le Colonel Kragg a manqué de discernement et mis en danger le peuple de Formalhaut. Il a reçu l'ordre du Directoire de mettre fin à ses jours. »
- « Logique. » Conclut simplement Spock.

F I N

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité